4.05.26
J’ai le privilège de vous présenter une jeune artiste émergente, Chloé Kelly Miller, artiste multidisciplinaire engagée.
Dotée d’un master en psychologie clinique, elle a fait le choix de vivre de ses passions : la peinture, la sculpture et l’écriture. Elle a rapidement acquis une reconnaissance internationale, depuis son solo show en 2022 à Bangkok, son exposition de toiles monumentales en 2024 au Carrousel du Louvre à Paris, ou encore sa participation à la Biennale de Thaïlande en 2025.
Elle a également réalisé, pour la ville de Rouen, une sculpture monumentale exposée dans l’espace public.
Chloé Kelly Miller « Du symbole au symbolique »
Exposition du 7 au 23 mai
du mercredi au samedi, de 14h30 à 18h
et sur RDV sur david@david-pluskwa.com
Le symbole apparaît, se donne au regard, s’incarne dans une forme, une couleur, une matière.
Le symbolique est plus profond : il est la trame invisible des récits, des langues, il est l’ordre du langage, de la loi et des relations qui donnent à cette forme sa puissance.
L’un se voit et touche la main, l’autre travaille le désir et circule dans un monde structuré par des signifiants.
Ici, Chloé Kelly Miller, par le tissu et la peinture, tente de révéler précisément ce passage secret de l’un à autre. Dans le pli d’un motif ou d’un objet, dans l’épaisseur d’un pigment, dans la transparence et la texture d’une matière suspendue, quelque chose affleure qui dépasse l’objet lui-même et sort du cadre. Il est souvenir, histoire, il est famille, douleur et plaisir, il est ce qui participe à transformer l’être sans cesse. La peinture n’a jamais été qu’une surface, c’est une présence que chacun subjectivement peut rencontrer.
A partir des souvenirs de Normandie à Marseille, les œuvres recueillent des lumières, des couleurs, des vents, des traditions, des voix et des absences. Elle transporte les matières comme on fait voyager les mémoires, chaque tissu devenant un paysage, chaque peinture devient passage, et dans cette traversée se compose une écriture vivante, multiple et sensible.
Aujourd’hui la sublimation voyage.
Elle ne nie ni les blessures, ni les manques, ni les angoisses jadis enveloppantes, la sublimation les filtre et les traduit en forme partageable et en langage silencieux. La toile murmure « le symbole n’est jamais isolé : il est toujours porté par un symbolique plus vaste, par une trame de mémoire, de désir et de culture. ». La matière elle-même se met à parler.